
Étapes essentielles et erreurs à éviter
Monter une box indoor correctement dès le départ permet d’éviter une grande partie des problèmes futurs. Voici une check-list claire, structurée et pratique pour réaliser une installation propre, sécurisée et performante.
1. Avant de commencer
- Choisir un emplacement stable, propre, ventilé et, si possible, proche d’une sortie d’air.
- Vérifier la prise électrique et sa capacité. En Suisse, un disjoncteur de 10 A correspond à environ 2300 watts maximum.
- Prévoir une multiprise si nécessaire, tout en évitant de multiplier les points de contact inutiles, comme une multiprise branchée sur une rallonge elle-même branchée sur un adaptateur.
- Avoir tous les outils nécessaires à portée de main, comme un tournevis, des gants et un cutter.
- Ne pas monter la box dans une pièce humide ou mal ventilée.
- Ne pas improviser l’installation électrique.
2. Montage de la structure
- Monter l’armature à deux personnes, surtout pour les grandes box.
- Vérifier la stabilité de la structure et son bon alignement.
- Installer la toile sans forcer sur les fermetures ni sur les coins de la bâche.
- Contrôler les différentes ouvertures prévues pour l’intraction, l’extraction et le passage des câbles.
- Ne pas forcer sur les barres ou sur les fermetures.
- Éviter de monter seul une grande box, au risque de provoquer une déformation ou un déchirement.
3. Installation de l’éclairage
- Fixer solidement la lampe à la structure.
- Régler la hauteur en fonction de la surface de la box et de la puissance de la LED.
- Vérifier que le câblage est propre, ordonné et parfaitement sécurisé.
- Installer immédiatement le minuteur et le programmer dès le départ.
- Ne pas placer la lampe trop près des plantes.
- Ne pas oublier le minuteur, sous peine d’avoir un cycle lumineux irrégulier.
4. Ventilation et extraction
- Installer l’extracteur en hauteur.
- Ajouter un filtre à charbon en hauteur si nécessaire. En pratique, il devient indispensable en floraison.
- Mettre en place un ventilateur pour le brassage interne de l’air.
- Vérifier le sens du flux d’air : l’air frais doit entrer par une ouverture basse de la box et sortir par l’extracteur.
- Ne pas négliger l’extraction, au risque d’avoir trop de chaleur, pas assez de renouvellement d’air et donc un manque de CO2.
- Ne pas laisser des gaines écrasées, pliées ou mal fixées.
5. Contrôle du climat
- Installer un thermomètre et un hygromètre.
- Vérifier la température lampe allumée : environ 25 °C sous sodium et idéalement 28 à 30 °C sous LED, avec 3 à 5 degrés de moins la nuit.
- Ajuster l’humidité selon le stade de culture : environ 50 à 70 % en croissance et 40 à 60 % en floraison.
- Ne pas ignorer les variations entre le jour et la nuit.
- Ne pas sous-estimer l’impact thermique d’un éclairage LED.
6. Vérifications électriques
- Regrouper les câbles proprement pour éviter le désordre et les risques inutiles.
- Surélever les multiprises afin qu’elles ne soient jamais au contact du sol.
- Tester tous les appareils avant d’introduire les plantes dans la box.
- Éviter toute surcharge électrique.
- Ne pas laisser des câbles au sol exposés à l’eau.
7. Mise en place des plantes
- Positionner les pots en laissant un espace suffisant entre eux.
- Vérifier que l’air circule correctement entre les plantes.
- Ajuster une nouvelle fois la hauteur de la lampe après installation.
8. Test complet avant le démarrage réel
- Laisser tourner la box à vide pendant 24 heures.
- Contrôler la température, l’humidité minimale et maximale relevées, ainsi que le niveau sonore.
- Faire les ajustements nécessaires avant le lancement réel de la culture.
Erreurs classiques des débutants
- Négliger la ventilation.
- Sous-dimensionner la puissance LED.
- Oublier le minuteur.
- Installer la box sans test préalable.
- Mal gérer les câbles électriques.
Règle d’or
Une box bien montée, c’est :
- un environnement plus stable ;
- des plantes moins stressées ;
- un meilleur rendement ;
- moins de problèmes techniques.
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